Halfbike - Test round 2

L'été est fini. La rentrée scolaire est déjà un vague souvenir passé. Il est plus que temps de se remettre à blogger :)

Pour reprendre en douceur ce petit journal de tests, je voulais revenir sur le halfbike. C'est clairement l'objet qui m'a le plus fait souffrir de l'été. Comme je l'écrivais dans un premier post, ce cycle est bien difficile à maitriser. Il faut trouver son équilibre sur une structure qui plie comme le bambou tout en donnant assez d'énergie aux pédales pour propulser mes 80kgs sous-musclés...



Les premiers jours de tests n'ont été ni très gratifiant, ni très enthousiasmant. Pourtant, je me suis accroché. Je trouvais l'engin tellement élégant, tellement "frais", que je voulais y arriver...
La motivation était forte. Mais, entre la canicule, les congés loin de Paris, les boards et les wheels, je concède avoir finalement assez peu pratiqué ce halfbike...

Je retiens cependant quelques points de cette expérience estivale :

1 - Alors que les parisiens blasés ne se retournent plus depuis longtemps sur les wheels, e-skate et autres bizarreries électriques ; le halfbike interpelle le quidam, surprend le passant. J'ai eu le sentiment de me retrouver trois années en arrière quand les gens me regardaient interloqués glisser sur ma Ninebot.

2 - Le halfbike est une véritable machine de musculation. Même une fois bien lancé, une fois que l'on trouve le bon rythme de pédalage, avec le petit balancier du corps maintenant l'équilibre comme il faut... Même quand tout s'aligne parfaitement : posture, équilibre, poussée, terrain, température,... Même quand on kiffe grave cette expérience assez unique... Même quand on est enfin trop fier de fendre le bitume avec grâce... Ce putain de cycle demande une énergie de malade !
Je frôle la crise cardiaque à chaque séance et je n'ai jamais eu autant d'abdo de ma vie entière... Sans même parler des douleurs aux cuisses.

3 - Dans d'autres lieux, j'aurais certainement adoré les sensations offertes par ce cycle. Dès qu'on a assez de place sur un bon bitume bien lisse pour onduler et prendre de belles courbes, la glisse devient super agréable. J'ai profité d'excellents moments au mois d'aout, quand les rues de mon quartier étaient désertées de ses habitants et de leurs voitures... J'imagine que dans des capitales européennes plus étalées en superficies, moins densément peuplées, le halfbike peut se révéler magique (Berlin ? Cologne ?). Mais dans le Paris de tous les jours, avec sa circulation musclée et ma peur maladive de l'accident, le plaisir n'est pas là...




Pour conclure, vous l'aurez compris, j'arrête le halfbike (et tant pis pour les abdos). L'engin est excellent, mais il ne m'est pas destiné. C'est une machine pour sportif (et très certainement pour cycliste). Elle demande une bonne condition physique et un gout pour l'effort. Elle récompense le tout par de belles sensations... Mais pour ma part, je dois reconnaitre mes limites et aller trouver mon bonheurs auprès de moteurs électriques.


Note :
Si vous êtes arrivés jusque là c'est certainement que vous avez une belle appétence pour les véhicules chelou à 3 roues et/ou fièrement érigés vers le ciel. Vous aimerez peut-être découvrir la Inmotion T3 ou le Kiwano.

Commentaires

  1. Halfbike parfait pour sportif ayant des chemins praticables.
    Je l utilise en bord de cote Atlantique entre Lorient et Guidel pour des sorties sportives de 15 à 30km.J'alterne entre Halfbike et du cross skating Skike : Variations de plaisirs mais toujours de la sueur.

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